Les attaques de requins en mer Rouge en Égypte

26 attaques ont été enregistrées en Égypte en quinze ans selon Le Temps, un total limité à l’échelle d’un littoral très fréquenté, mais suffisant pour alimenter des interrogations récurrentes sur la sécurité en mer Rouge.

Les attaques de requins en mer Rouge concernent surtout Hurghada, Marsa Alam, Dahab et Sahl Hasheesh, c’est-à-dire des zones touristiques où se concentrent baignade, snorkeling et plongée. Les données disponibles reposent principalement sur Le Temps, Euronews, Sciences et Avenir, Geo, National Geographic et le Shark Research Institute. Le tableau suivant rassemble les repères essentiels avant l’analyse détaillée.

Zone ou sujet Faits observés Modalité ou contexte Repère chiffré
Hurghada Zone la plus citée dans les cas récents Baignade et snorkeling près de stations balnéaires 2022 et 2023
Marsa Alam Attaque mortelle attribuée à un requin-tigre Snorkeling depuis un ponton près d’un resort Décembre 2024
Dahab Attaque non mortelle confirmée Fermeture temporaire d’une plage après l’incident Septembre 2023
Espèces impliquées Le requin-tigre domine les cas médiatisés Requin océanique et mako cités plus ponctuellement 3 espèces mentionnées
Réaction des autorités Fermetures rapides de plages ou portions côtières Mesures de sécurité et enquêtes après attaque 74 km fermés en 2023

🔍
À retenir

✅

cas récents concentrés
Les incidents documentés se regroupent surtout autour de Hurghada et de quelques stations proches.

🌐

suivi statistique international
Le Shark Research Institute fournit un repère utile pour replacer les cas locaux dans la durée.

🧭

topographie à surveiller
Des tombants proches du rivage peuvent rapprocher les prédateurs des zones de nage.

⚠️

médiatisation trompeuse
Une vidéo virale peut amplifier la perception du risque sans refléter la fréquence réelle.

Les attaques de requins en mer Rouge sont-elles fréquentes ?

Les attaques de requins en mer Rouge restent rares au regard de la fréquentation touristique annuelle des côtes égyptiennes, mais plusieurs épisodes récents montrent une récurrence suffisante pour nourrir un suivi médiatique et scientifique régulier.

Ce que montrent les chiffres récents en Égypte

Le Temps rapporte que l’attaque mortelle de juin 2023 à Hurghada constituait la 26e attaque recensée en Égypte sur quinze ans, et la 7e attaque fatale sur la même période. Ces chiffres décrivent une fréquence faible, mais continue.

Geo, en s’appuyant sur le Shark Research Institute, mentionne pour sa part quatre incidents mortels en mer Rouge au cours des dix dernières années. Les écarts entre comptages tiennent généralement au périmètre retenu, à la période étudiée et à la qualification des cas.

Pourquoi ces attaques restent rares mais très médiatisées

Hurghada a concentré plusieurs cas récents dans des zones très touristiques, ce qui favorise une diffusion immédiate des images et des témoignages. La vidéo de juin 2023, filmée sur une plage fréquentée, a circulé à l’échelle mondiale en quelques heures.

Les attaques de requins en mer Rouge produisent aussi un effet médiatique fort parce qu’elles contredisent les campagnes de démythification du requin. Le contraste entre une fréquence limitée et des images spectaculaires renforce la perception d’un danger omniprésent, sans que les données statistiques aillent dans ce sens.

Pourquoi les attaques de requins en mer Rouge arrivent-elles en Égypte ?

Les attaques de requins en mer Rouge s’expliquent principalement par la combinaison de facteurs alimentaires et de conditions environnementales locales, selon les hypothèses reprises par Sciences et Avenir et National Geographic.

A LIRE :  Comment bien débuter le kitesurf sur les plages de Montpellier ?

Le rôle du nourrissage et des déchets alimentaires

Sciences et Avenir rappelle que plusieurs attaques surviennent dans des secteurs où les prédateurs sont attirés ou nourris. Le nourrissage volontaire, parfois associé à certaines pratiques touristiques ou maritimes, peut modifier temporairement le comportement des animaux.

Les déchets alimentaires rejetés près des zones d’activité humaine constituent une autre piste régulièrement citée. Les données publiées ne démontrent pas mécaniquement un lien unique pour chaque drame, mais elles montrent que la présence de nourriture augmente la probabilité de rencontres rapprochées.

L’influence des conditions marines et de la topographie sous-marine

National Geographic indique qu’à quelques mètres du rivage, certaines portions de la mer Rouge présentent une chute marquée du plancher océanique. Cette configuration favorise la remontée d’eaux plus froides et riches en nutriments, recherchées par de nombreuses espèces marines.

La topographie sous-marine rapproche donc parfois les prédateurs des zones de baignade, surtout quand un récif, un tombant ou un accès par ponton réduit la distance entre l’humain et l’habitat naturel du requin. Cette proximité n’entraîne pas automatiquement une attaque, mais elle augmente l’exposition potentielle.

Les attaques de requins en mer Rouge en Égypte

Quels requins attaquent le plus souvent dans la mer Rouge ?

Le requin-tigre apparaît comme l’espèce la plus souvent citée dans les cas récents en Égypte, alors que d’autres espèces comme le requin océanique ou le requin mako n’apparaissent que plus ponctuellement dans les sources.

Le requin-tigre, espèce la plus souvent citée

Le requin-tigre a été désigné après l’attaque mortelle de Hurghada en juin 2023, ainsi qu’après celle de Marsa Alam en décembre 2024. Geo rappelle que cette espèce possède une réputation d’agressivité et d’imprévisibilité plus marquée que d’autres requins côtiers.

Les attaques de requins en mer Rouge médiatisées ces dernières années citent donc surtout ce prédateur. Cette récurrence dans les sources ne signifie pas qu’il domine l’ensemble de la faune locale, mais qu’il ressort davantage dans les cas graves documentés.

Les attaques de requins en mer Rouge en Égypte

Requin océanique et requin mako : des cas plus ponctuels

Le requin océanique figure parmi les espèces parfois évoquées parce qu’il peut, dans des circonstances exceptionnelles, considérer l’humain comme une proie. Les sources disponibles lui attribuent toutefois moins de cas récents que le requin-tigre sur le littoral égyptien.

Le requin mako est également mentionné dans certains rappels généraux sur la mer Rouge. Les cas qui lui sont associés restent plus rares dans la documentation récente accessible au grand public, ce qui impose de distinguer présence biologique et implication effective dans les attaques.

Quelles zones de la mer Rouge sont les plus dangereuses ?

Hurghada, Sahl Hasheesh, Marsa Alam et Dahab reviennent le plus souvent dans les incidents documentés, ce qui ne signifie pas que toute la côte présente le même niveau de risque, mais plutôt que certains secteurs cumulent tourisme intense et proximité écologique.

Hurghada et Sahl Hasheesh

Hurghada constitue la zone la plus souvent citée dans la période récente, avec les deux attaques mortelles de juillet 2022 à Sahl Hasheesh et celle de juin 2023. Ces sites accueillent un trafic touristique important et de nombreuses activités nautiques.

A LIRE :  Les meilleures solutions pour faire du kitesurf quand on habite à Paris

Euronews précise qu’après l’attaque de juin 2023, les autorités ont fermé 74 kilomètres de littoral jusqu’au dimanche suivant. Une telle mesure montre que les autorités considèrent ce secteur comme stratégique, tant pour la sécurité immédiate que pour la gestion de l’image touristique.

Marsa Alam et Dahab

Marsa Alam a connu une attaque mortelle en décembre 2024, à environ 50 mètres de la plage, près du Red Sea Sataya Resort. Le contexte signalé par les sources associe snorkeling en surface, accès par ponton et franchissement de la barrière de corail.

Dahab, dans le Sud-Sinaï, a enregistré une attaque non mortelle en septembre 2023. Le ministère a ensuite fermé temporairement une plage, ce qui confirme que le risque existe aussi hors de la façade d’Hurghada, même si les cas y demeurent moins nombreux.

Les attaques de requins en mer Rouge qui ont marqué l’actualité

Plusieurs attaques de requins en mer Rouge ont fortement marqué l’actualité récente, car elles combinent gravité, présence de témoins et diffusion rapide d’images ou de récits détaillés.

Le drame de Hurghada en juin 2023

En juin 2023, un ressortissant russe de 23 ans selon Le Temps, ou de 24 ans selon Sciences et Avenir, a été mortellement attaqué près de Hurghada. Il nageait dans des eaux calmes et peu profondes, à proximité de son hôtel.

Le requin-tigre a été identifié comme l’espèce en cause. La scène, filmée par une vidéo amateur durant quelques dizaines de secondes, a montré plusieurs assauts avant la disparition de la victime sous l’eau. Les autorités ont ensuite annoncé la capture du requin et l’analyse de sa dépouille.

Les deux attaques mortelles de 2022 à Hurghada

Début juillet 2022, deux femmes ont été mortellement blessées au large d’Hurghada, dans la baie de Sahl Hasheesh. La première victime était une Autrichienne de 68 ans, selon les informations reprises par Sciences et Avenir.

La presse a peu détaillé les causes directes de ces deux drames, mais les a replacés dans une série d’incidents récurrents observés depuis plus de dix ans. Cette ancienneté montre que les épisodes récents ne constituent pas un phénomène totalement nouveau.

L’attaque de Marsa Alam en décembre 2024

En décembre 2024, le diplomate italien Gianluca Di Gioia, 48 ans, a été tué lors d’une sortie de snorkeling à Marsa Alam, à environ 50 mètres de la plage. L’attaque, attribuée à un requin-tigre, s’est produite près du Red Sea Sataya Resort.

Giuseppe Fappani, âgé de 69 ans, a tenté d’intervenir et a été mordu aux bras et aux jambes. Selon l’épouse de la victime, aucun sauveteur opérationnel ni véhicule de secours adapté n’était immédiatement disponible. Une enquête a été ouverte, tandis que le ponton et la zone de mer ont été fermés.

L’attaque non mortelle de Dahab en septembre 2023

En septembre 2023, une nageuse égyptienne a survécu à une attaque survenue à Dahab, dans le Sud-Sinaï. Le cas a reçu moins d’attention internationale que celui de Hurghada, mais il a entraîné une réponse administrative comparable.

Le ministère a ordonné la fermeture temporaire d’une plage après l’incident. Cette mesure confirme que même une attaque non mortelle déclenche des restrictions immédiates, afin de vérifier les conditions locales et de limiter un éventuel second contact.

A LIRE :  Surf report au Cap Ferret, comment lire les bonnes infos avant de partir

Pourquoi les requins s’approchent-ils des plages égyptiennes ?

Les plages égyptiennes ne constituent pas, en elles-mêmes, une attraction autonome pour les requins. Les sources disponibles relient surtout cette proximité à la nourriture potentielle et à la configuration locale des sites touristiques.

La présence de nourriture près des zones touristiques

Les activités humaines peuvent concentrer des restes alimentaires, des déchets organiques ou des poissons attirés par ces apports. Dans ce contexte, un requin qui suit une source de nourriture peut se rapprocher d’une zone balisée sans cibler spécifiquement les baigneurs.

Sciences et Avenir insiste sur l’existence de lieux de nourrissage, notion qui revient régulièrement dans les explications avancées depuis 2010. Les données disponibles ne suffisent pas à expliquer chaque cas, mais elles décrivent un facteur de risque reconnu par plusieurs spécialistes.

Des zones de baignade proches d’habitats favorables aux prédateurs

La mer Rouge associe souvent récifs, tombants rapides et accès touristiques installés au plus près de milieux fréquentés par les prédateurs. À Marsa Alam, par exemple, le ponton permettait de contourner la barrière de corail et d’atteindre rapidement une eau plus profonde.

National Geographic souligne aussi le rôle des eaux riches en nutriments remontant près du rivage dans certains secteurs. Cette configuration rapproche le poisson fourrage, puis les grands prédateurs, d’espaces où la baignade et le snorkeling restent autorisés à certaines heures ou saisons.

Ce que font les autorités après une attaque de requin

Les autorités égyptiennes adoptent généralement une réponse rapide centrée sur la fermeture des accès, l’analyse de l’incident et la communication officielle, dans un contexte où le tourisme balnéaire représente un enjeu économique majeur.

Fermeture des plages, pontons et portions de littoral

Après juin 2023, un tronçon de 74 kilomètres du littoral a été fermé près d’Hurghada selon Euronews. À Dahab, une plage a été fermée temporairement après l’attaque de septembre 2023, et à Marsa Alam, le ponton concerné a été fermé.

Ces fermetures remplissent une double fonction. Elles visent d’abord à écarter le public pendant la phase d’évaluation, puis à montrer une réaction immédiate destinée à rassurer les visiteurs et les opérateurs touristiques.

Enquêtes, analyses et communication officielle après les drames

Le ministère de l’Environnement a évoqué un comportement anormal du requin après l’attaque de Hurghada en 2023, sans publier d’explication détaillée immédiatement. Les autorités ont aussi annoncé l’analyse de la dépouille de l’animal capturé.

Après Marsa Alam, une enquête a également été ouverte, même si la famille de la victime a indiqué ne pas connaître son avancement. Les communications officielles cherchent souvent à concilier gestion du risque, maîtrise des rumeurs et préservation d’un secteur touristique décrit comme vital pour l’économie nationale.

Les attaques de requins en mer Rouge forment donc un phénomène rare mais récurrent, concentré dans quelques stations balnéaires égyptiennes où se croisent forte fréquentation humaine et habitats favorables aux prédateurs. Les cas récents montrent surtout l’importance de distinguer fréquence statistique, gravité ponctuelle et qualité de la réponse locale après chaque incident.

Share :

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest

Articles récents

CATEGORIES

Sur le même sujet